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Châtillon-Coligny  ( Agriculture )

Le défi d'une agriculture raisonnée

En matière d'agriculture, il n'est plus possible aujourd'hui de produire toujours plus sans se soucier de l'environnement. Désormais, pour les agriculteurs du Loiret, la tendance fondamentale est à l'engagement croissant dans une démarche d'agriculture raisonnée. La recherche de la qualité. L'agriculture française a procédé en 2000 à son recensement. Le dernier datait de 1988. Cet état des lieux révèle une image profondément transformée de la "terre" et de ses métiers, notamment dans le Loiret. En 12 ans, 3 850 exploitations ont disparu. Il en reste moins de 5 150, dites "professionnelles". La taille de ces exploitations a augmenté de 43 ha en moyenne à 72 ha. " Le département se céréalise de plus en plus et la grande culture représente désormais la moitié du chiffre d'affaires ", constate Xavier Beulin, président de la Chambre d'Agriculture, céréalier et arboriculteur à Donnery-Trainou.

En parallèle, le cheptel bovin, ovin et caprin se réduit. Par ailleurs, le tourisme rural est en plein boom, grâce à l'attractivité du Loiret et aux week-ends prolongés. L'époque est aussi à la diversification croissante et à la valorisation des produits vendus directement au consommateur sur les marchés ou à la ferme, ainsi qu'à la recherche constante de la qualité. Le dossier de demande d'AOC pour les vignobles de l'Orléanais est ainsi en cours d'examen.

Un véritable défi. Surtout, la tendance fondamentale est à l'engagement croissant dans une démarche d'agriculture raisonnée. La Chambre d'Agriculture a lancé "Qualit'ère", un processus de traçabilité des apports effectués sur une parcelle. « C'est une démarche de certification contraignante mais indispensable pour que l'agriculture retrouve une image positive après les crises qu'elle vient de vivre », explique Xavier Beulin.

Produire toujours plus sans se soucier de l'environnement semble révolu, au profit d'un modèle de développement à la fois compétitif et qualitatif. C'est un véritable défi pour les agriculteurs du Loiret confrontés au souci de respecter l'environnement et le consommateur, mais aussi les lois de la politique agricole commune et de la compétition mondiale. L'agriculture du Loiret doit en outre défendre pied à pied son pré carré, face à l'espace urbain, commercial et industriel. La surface agricole utilisée a baissé de 5 %.

Surtout anticiper. Face à ce problème d'équilibre dans l'occupation des sols, Xavier Beulin plaide pour une "volonté d'anticipation à moyen et long terme". Il propose la mise en place d'un fonds pour "faire à l'amiable des réserves foncières quand des terres se libèrent", avec en contrepartie le respect par les collectivités d'espaces strictement dédiés à l'agriculture ou à des "poumons verts". Enfin, l'agriculture départementale se trouve face à un sérieux problème de renouvellement, avec une seule installation pour quatre départs.

Aujourd'hui moins du tiers des chefs d'exploitation a 55 ans ou plus. Ils étaient majoritaires en 1988. L'agriculteur du Loiret, plus jeune et mieux formé, est "un bon praticien de la terre qui sait intégrer de nouvelles connaissances et qualifications : administratives, réglementaires, financières, commerciales et technologiques, résume Xavier Beulin. Il doit aussi être un "écologue", capable de prendre en compte l'environnement pour guider ses choix".